Trop peu de mots pour le dire

A Juliette, ma coccinelle, ma fille, ma réussite.

Les étoiles décorent les murs de ma prison,
Et, du haut de mes trois pommes dorées,
Je soulève la Terre sans mettre de raisons,
Juste pour voir une sirène à l’œil abhorré.

Le désert se constelle d’une belle mosaïque
Aux carreaux arc-en-ciel pastel qui emplissent
Mes papilles visuelles. Je regarde cet aspic
Danser un tango désincarné avec délice.

J’avance dans un toboggan embouyonné
D’où un vent sucré et tropical m’enlève
La raison pour la faire tomber là, sonnée.
Un vampire m’accapare pour ma sève.

J’use de prétextes fallacieux pour partir
Loin de ce coffre acajou et sanglant
Qui abrite ma conscience. Il faut l’ire
Des fous pour devenir enfin goéland.

Je veux libérer les mots des carcans
Etouffants puisque aucune combinaison
Ne rendra justice à celle qui prestement
A écrit en moi « Amour » sans déclinaison.

Mon univers

Rond
Comme la Terre
Qui tourne encore en rond
Autour de toi, mon astre de lumière.
Je vis pour toi mon soleil sans équivalent, sans pareil,
Ma fille que rien ne perturbe jamais dans sa volonté forgée de m’aimer
Comme il se doit. Tes mots et tes gestes d’amour qui toujours m’émerveillent.
Tes yeux me donnent une énergie que j’accumule et rend sans pouvoir me lasser.
Je te donne tout de moi dans ce monde qui, de ma Lune, est un très imposant exil.
J’essuie tes larmes comme je nettoie tes plaies car je ne peux pas les supporter.
Elles me bouleversent ridiculement lorsque je vois leur incroyable futilité.
Et j’accours pour t’apaiser pour combler l’ensemble de tes vanités.
Je tente de te faire rire pour voir ton immense sourire
Qui émerveille mes journées. Ton âme brille
Dans ma mémoire. Je vis le pire
Et le meilleur pour ma fille.
Mon cœur pour toi.
Ton papa.