Jean Foutiste

Les mots tournent en rond dans ma tête,
Des poissons rouge sang dans un bocal,
Je les emprisonne histoire que je me mette
Minable et qu’ainsi mon inspiration cale.

Les idées fusent en position stationnaire,
Satellite qu’aucune antenne ne va capter
Car j’ai tout éteint là-haut, nani nanère !
Suis fatigué d’être ici encore inadapté.

Je n’arrive pas à tuer cet enfant fainéant
Que mon père envoyait dans le tourbillon
De ses cauchemars jusqu’au mon néant.
Il est coriace malgré ses airs souillons.

Je me complais dans la complainte
De ma vie de guingois.
Je me complais mais j’porte pas plainte.
Je n’sais pas pourquoi.
Je me complais à attendre que ça passe
Tout seul, lentement.
Je me complais à souffrir, j’suis lasse
De vivre, vraiment.

Je suis en panne des sens deux fois sur trois.
Plus rien n’a de sens quand enfin j’avance
Car dans mon cœur quand t’es pas là, j’ai froid.
Je veux me planter là dans la démence.

Un pas en avant suivi de deux pas en arrière,
C’est pas une valse même si j’ai le mal d’amer.
J’en ai oublié toutes les paroles de la prière
Que je psalmodiais pour le secours d’une Mère.

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