L’horreur du temps

Crier,
Dans la nuit si jolie, affolante,
Pleurer
Dans les ténèbres où chante
Les déesses et les anges,
Dans un bal illuminé de mille étoiles,
Comme un roman, une toile
Où la lumière se venge.

Crier,
Dans l’obscurité inquiétante,
Pleurer,
De peur de mourir. Une vie étouffante
Dans une âme si sainte.
L’amour y est si simple et beau,
Si meurtrie par cette peau
Où la vie n’est que feinte.

J’ai l’impression d’avoir
L’horreur du temps
Dans mes veines devenues noires,
Noires comme Satan.
J’ai plus envie de grandir.
J’ai plus envie de mourir.
J’ai si peur de l’instant présent,
De ce temps qui me semble pesant.

Crier,
De peur de ne plus avoir de voix,
Pleurer,
De peur de n’être enfin entendu
Qu’une petite et simple voix
Dans un univers d’une vaste étendue.
J’ai si peur d’être peu,
La vie est si courte, seul
L’amour peut
Nous sauver du linceul.

J’ai l’impression d’avoir
L’horreur du temps
Dans mes veines devenues noires,
Noires comme Satan.
J’ai plus envie de grandir.
J’ai plus envie de mourir.
J’ai si peur de l’instant présent,
De ce temps qui me semble pesant.

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