Noir, rouge, blanc

C’est noir,
Lorsque la vie est une émeraude
Que les hommes oublient le manoir
Où se trouvent les oubliettes, où rôdent
L’amour, la sincérité, la fraternité,
Grande blessée de la fierté humaine,
Grande prêtresse de l’humanité
Qui perd son sang et sa forme humaine.
Poussée par la vie hiérarchique
Des grands prêtres de l’Etre suprême,
L’homme a perdu son amour mécanique,
Maintenant, voici les égoïstes «je t’aime ».

C’est rouge,
Comme le regard d’un ange
Qui a perdu son passé, son avenir
Dans les yeux des hommes qui mangent
Et qui boivent le sang d’un souvenir
De promesses tuées par le temps.
La vie est morte, et pourtant
Des gens veulent vivre l’esprit chaste,
L’esprit libre de pensées fastes.
Des gens remuent, bougent
Dans l’espérance d’un signe du ciel,
Dans l’envie de vivre l’éternel.

C’est blanc
Comme la pureté de la nature
Dont le sang semblant
Etre souillé, mis en pâture
Par des animaux bipèdes,
Tentant d’en garder un petit
Morceau pour des quadrupèdes
Productifs. Je veux être petit,
Observer cette grande dame
Gracieuse, maternel et patiente
Qui nous regarde comme des infâmes
Mais dont le souvenir nous hantent.

Mon drapeau sera noir, rouge, blanc,
Pour moi le petit homme enfant.

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